Le Premier ministre, de retour de vacances, convoque cet après-midi à Matignon quelques-uns de ses ministres. Objectif : “analyser les causes de la dégradation de la conjoncture internationale”.
Officiellement, le gouvernement n’est pas inquiet : certes, le chiffre de la croissance pour le deuxième trimestre (-0,3%) n’est pas bon mais, assure Christine Lagarde, “les facteurs extérieurs -pétrole, inflation, change- sont en train de se réorienter complètement en faveur de la croissance”.
La ministre de l’Economie affirme qu’il est prématuré de parler de récession.
Pas de panique au sommet de l’Etat, donc, mais une situation malgré tout suffisamment préoccupante pour que François Fillon en fasse son dossier prioritaire de la rentrée.
La situation économique vous préoccupe-t-elle ?
président- directeur général d’EDF, Pierre Gadonneix, a indiqué vendredi 1er août lors d’une conférence de presse, avoir demandé à l’Etat une hausse des tarifs réglementés de l’électricité “au plus égale à l’inflation”, inflation qui pourrait s’établir aux alentours de 3%.
Pierre Gadonneix a expliqué qu’il avait demandé cette hausse pour couvrir “les coûts” de son entreprise.
L’Etat doit-il accepter la hausse des tarifs de l’EDF ?
L’établissement public réfléchit à un changement de statut. De manière à permettre une ouverture de son capital. Tollé syndical.
Avec 300 000 salariés, c’est la plus grosse entreprise française. La Poste, établissement public, est-elle en passe de se transformer en société anonyme ? Le Monde indique, ce samedi, que ce projet « est élaboré depuis plusieurs mois dans la plus grande discrétion ». La Poste a confirmé une réflexion en cours.
L’adoption d’un nouveau statut est présentée comme une nécessité pour faire face à la libéralisation totale du marché du courrier, prévue en 2011. La Poste pourrait alors ouvrir son capital. Y compris à ses salariés.
Etes-vous favorable à la privatisation de La Poste ?
Le chef Alain Ducasse, qui totalise quatorze étoiles au Guide Michelin, a annoncé qu’il devenait monégasque et perdait de fait sa nationalité française. En un sens, ce n’est pas un événement. Chaque jour, deux personnes en France font le même choix que lui. Et depuis un quart de siècle, on estime que plus de 250 milliards d’euros ont quitté le pays. Soit l’équivalent d’une année de son budget.
Approuvez-vous la décision d’Alain Ducasse de devenir monegasque ?
“Vous êtes impatients, nous aussi.” Pour rappeler aux Français sa promesse d’améliorer “mois après mois” le pouvoir d’achat et insister sur les “nombreuses réformes” déjà engagées sur ce thème, le gouvernement lance lundi soir une large campagne de publicité à la télévision et sur internet.Sur une musique qui se veut positive, des Français font construire leur maison ou rangent leurs courses, heureux d’avoir bénéficié d’un pouvoir d’achat en hausse grâce aux décisions gouvernementales, tandis qu’un slogan promet des avancées semblables à tous: “c’est mois après mois que nous gagnerons la bataille du pouvoir d’achat”. Cinq spots sont programmés à partir de lundi, pour pointer la défiscalisation des heures supplémentaires ou des revenus du travail étudiant, l’aide à la location ou encore la réduction d’impôt pour les nouveaux propriétaires immobiliers.
Ces clips seront diffusés sur les chaînes nationales et sur la TNT, relayés par une campagne dans la presse et sur Internet, le tout pour 4,33 millions d’euros. C’est un coût “bien inférieur” à d’autres campagnes comparables, a assuré Thierry Saussez, le nouveau délégué interministériel à la communication chargé de coordonner toute la communication du gouvernement. Cela “ne représente que 0,03 du coût prévu des mesures principales sur le pouvoir d’achat en un an”, a-t-il plaidé, faisant savoir aux journalistes que la radio avait été écartée du plan de communication pour des raisons budgétaires.
Etes-vous favorable à la campagne de pub gouvernementale sur le pouvoir d’achat ?
Les dés sont désormais jetés. Le projet de loi « Création et Internet » a été présenté hier par Christine Albanel en Conseil des ministres et, déjà , de nombreuses voix dénoncent le principe de riposte graduée, et le risque pour un internaute de voir son abonnement à Internet suspendu en cas de téléchargements illégaux répétés. L’UFC Que Choisir dénonce ainsi un « projet monstrueux conçu par les marchands de disques, pour leur intérêt exclusif ». Dans une tribune publiée dans les pages Rebonds de Libération, quatorze députés socialistes fustigent quant à eux ce qu’ils qualifient de « croisade moyenâgeuse ».
Etes-vous favorable au projet Hadopi ?
 Le Syndicat des thoniers méditerranéens a appelé, mardi 17 juin, à pêcher le thon rouge dès minuit, et ce malgré l’interdiction de la Commission européenne. Mourad Kahoul, président du syndicat qui regroupe 24 des 36 thoniers senneurs français, s’est dit prêt à aller au “clash” avec l’Union européenne. “Je donne les consignes d’aller à la pêche dès ce soir à mes 24 bateaux. Le premier qui les accoste, c’est la guerre, vous pouvez noter”, a-t-il affirmé. L’autre syndicat, la Sathoan, a quant à lui fait savoir qu’il respecterait la fermeture de la pêche.
Nicolas Sarkozy veut “booster” le pouvoir d’achat des Français en revitalisant la participation et l’intéressement, mis en selle il y a plus de quarante ans par le général de Gaulle.
Comme toutes les semaines, le chef de l’Etat est allé faire la “pédagogie” de ses réformes en province. Destination: Verberie, dans l’Oise, où il a expliqué comment intéressement (facultatif, instauré par de Gaulle en 1959) et participation (obligatoire depuis 1967 dans les entreprises de plus de 50 salariés) pourraient permettre aux salariés d’améliorer leur ordinaire.
Autres annonces: la revalorisation du Smic, à partir de 2010, au 1er janvier, et non plus au 1er juillet comme actuellement, ainsi qu’une diminution de 10% des allègements de charges des entreprises qui ne respecteraient pas l’obligation de négocier chaque année les salaires de leurs employés.
Ces mesures vont-elles booster le pouvoir d’achat ?
Syndicats et patronat ont discuté pied à pied jeudi des critères permettant à terme à des syndicats de représenter les salariés et de s’implanter dans les entreprises, le patronat posant en fin de séance des exigences, jugées “inquiétantes” par certains syndicats.
“Il reste encore quinze jours pour construire un consensus. Mi-avril c’est fini”, a affirmé le chef de file patronal, Patrick Bernasconi, alors que les négociateurs ont pris date pour se retrouver le 27 mars, mais aussi les 9 et 10 avril, dépassant légèrement le délai initialement imparti par le gouvernement.
Quelle que soit l’issue de la négociation, débutée fin janvier, la législation sera modifiée.
Le gouvernement souhaite décentraliser le plus possible les relations sociales au niveau des entreprises, et leur permettre de négocier directement avec leurs salariés, par exemple en matière de temps de travail.
(suite)
Vous sentez-vous représenté par les syndicats ?
Le patronat français est entré en crise ce week-end après l’attaque de la présidente du Medef, Laurence Parisot, contre la puissante fédération des industries de la métallurgie (UIMM) touchée par une affaire de mystérieux retraits d’espèces.
Après la révélation du versement par l’UIMM d’une prime de 1,5 million d’euros à son ancien président, Denis Gautier-Sauvagnac, mis en examen dans cette affaire, la “patronne des patrons” a appelé tous les chefs d’entreprises à la soutenir pour “tout remettre à plat”.
Laurence Parisot a également demandé à tous les membres de l’UIMM détenant des mandats nationaux au nom du Medef de lui présenter leur démission “dès lundi matin”.
L’UIMM a vivement répliqué en dénonçant une “campagne violente” à son encontre, et son président Frédéric Saint-Geours a convoqué un bureau exceptionnel lundi “pour prendre les décisions, les mesures qui s’imposent”, selon un porte-parole de la fédération.
Etes-vous favorable à la démarche de Laurence Parisot dans l’affaire Gautier-Sauvagnac ?